Coup de foudre musical : Fakear

Fakear, un petit caennois plein de génie nous surprend avec ce dernier EP qui nous laisse avec une envie de contrées inconnus à explorer...


Fakear, un petit caennois plein de génie nous surprend avec ce dernier EP qui nous laisse avec une envie de contrées inconnus à explorer…Review tardive d'un album qui reste un de mes favoris
Sur ses deux EP précédents BACKSTREET et Washin Machine, les tonalités étaient plus jazz, plus urbaines, oscillant entre du low-fi, du trip hop et des samples jazzy. Sur Washin Machine, le morceau A New Cam annonçait déjà du changement et un virage probable des influences du jeune musicien.
Ici avec avec Morning in Japan et Dark Lands, on retourne à des mélodies plus orientées vers de l’electronica, des voix féminines orientales juxtaposées avec intelligences face à des beats plus bruts. On se laisse prendre au jeu d’une invitation au voyage…
Commençons nos louanges par la première partie de ce voyage sonore,

Morning in Japan…Un EP court de 4 titres mais singuliers et forts.
Une introduction lente, mélancolique et progressive qui nous offre des mélodies lancinantes glissant progressivement comme les premiers pas d’un voyage exotique. Morning In Japan nous emmène directement alors en Orient, la voix féminine nous accompagne dans notre périple au travers d’un paysage déchiré ou d’une sombre forêt (je vous invite à voir le clip de ce titre pour mieux comprendre :). Kids renverse la tendance et nous ramène à un univers un peu plus urbain tout en douceur, rappelant des sonorités similaires à Washin Machine mais toujours cette voix féminine orientale nous rappelle une errance à travers un paysage peu familier et inconnu. When the Night Comes nous envoie encore vers une autre contrée à visiter… La voix et la guitare se confronte à un piano mélancolique et à des beats rigoureux qui nous laissent errer aux confins de notre imagination.


L’intelligence des mélodies de Fakear réside dans son savant mélange de douceur et de beats, la minutie qu’il apporte au choix des samples utilisés pour créé un univers unique et poétique.

Son autre EP Dark Lands présente très bien cette association exotique. Dès le premier morceau Marymirror on s’envole vers d’autres contrées orientales, vers l’Inde semble-t-il avec une mise en bouche progressive et des mélodies obsédantes.

Like a friend garde  ses influences indiennes sur fond de beats déstructurés avec rigueur et nous poursuivons notre voyage dans ce paysage sonore qui oscille entre electronica et une mélodie aux saveurs indiennes. Dark Lands Song s’impose comme un détour plus sombre. En fermant les yeux, on est littéralement transporté dans une sorte de rêve éveillé sensuel et sombre grâce à l’association éclairée d’une voix féminine et de beats bien accordés. Damas, un énorme coup de cœur, dresse une vision personnelle et caractérielle d’un orient d’un tout autre genre. La basse saturée va rencontre de mélodies arabisantes tant instrumentales que vocales ; le tout est un superbe amalgame invitant à l’évasion. Disons le franchement, c’est une claque magistrale (merci All in electro pour cette suggestion, c’est vraiment le cas) . On termine en beauté avec Mount Silver qui est une succession d’instantanés vocaux et instrumentaux dont on ne se lasse jamais et dont  une fois encore on peut dire que le maître mot est l’évasion.

L’univers de Fakear pourrait se résumer en de nombreuses expressions toutes synonymes d’invitation au voyage. Ce monsieur a un don pour provoquer l’exploration d’un paysage mental et imaginaire unique. Son talent prouve bien que la scène française électro est toujours prompte à nous surprendre et à produire de nouveaux bijoux musicaux aux influences originales.






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